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Info-négo
Les offres du gouvernement
Nous appauvrir et asphyxier les services publics
18 décembre 2019
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Le 12 décembre dernier, la CSN rencontrait le Conseil du trésor pour recevoir les offres du gouvernement en vue du renouvellement de nos conventions collectives. Alors que la CAQ promettait du changement, nous constatons avec colère qu’elle choisit plutôt de poursuivre dans la même voie que ses prédécesseurs libéraux en refusant de reconnaître la valeur du travail accompli par chacune et chacun d’entre nous, en éducation, en santé et services sociaux et dans les organismes gouvernementaux.

Des offres salariales insultantes

Côté salaire, le gouvernement nous offre l’appauvrissement. En proposant des augmentations sous le taux d’inflation, le premier ministre Legault renie sa parole d’offrir au minimum, à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs du secteur public, des augmentations qui couvriraient la hausse du coût de la vie. Ne pas s’appauvrir en travaillant, ça ne devrait même pas être un enjeu de négociation. C’est la base. Les offres salariales du gouvernement sont inacceptables.

Le Conseil du trésor propose également de verser un montant forfaitaire de 1000 $, non récurrent, seulement pour les personnes qui auront atteint au 31 mars 2020 le dernier échelon de leur échelle salariale; un montant qui n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux.

De belles paroles, mais rien de concret

Le Conseil du trésor souhaite former trois forums de discussion sur ce qu’il décrit comme étant ses priorités gouvernementales :

  • La santé globale des personnes salariées
  • La réussite éducative aux secteurs jeunes, à la formation professionnelle et à l’éducation aux adultes
  • L’accessibilité aux soins pour la clientèle en hébergement de longue durée ou recevant des soins à domicile

Ces enjeux sont, bien entendu, importants pour nous. Toutefois, pour l’instant, ces forums suscitent plus de questions que de réponses.

Nos autres revendications

Le Conseil du trésor nous a dit que les propositions qu’il mettait sur la table ne constituent pas une réponse à nos revendications de table centrale, déposées le 30 octobre dernier. Nous devrons donc attendre les premières rencontres de négociation, en janvier prochain, pour recevoir les réponses du gouvernement à nos demandes sur les autres enjeux intersectoriels, soit la retraite, les disparités régionales, les droits parentaux ainsi que les assurances collectives et les lanceurs d’alerte.

Cette semaine, les fédérations du secteur public de la CSN reçoivent également les dépôts patronaux sur leurs enjeux sectoriels.

Merci, mais non merci!

Il n’y a absolument rien dans le dépôt du gouvernement qui permet d’attirer et de retenir le personnel dans le secteur public. Ce qui est sur la table est nettement insuffisant. Avec les coffres de l’État québécois qui débordent de surplus et une situation de rareté de main-d’œuvre qui entraîne déjà des pénuries pour divers titres d’emplois du secteur public, le gouvernement a les moyens et le devoir de faire mieux. Il doit prendre la mesure de la crise qui sévit dans les réseaux et agir, c’est urgent! Visitez également les plateformes du secteur public CSN : www.secteurpublic.quebec facebook.com/secteurpublicQC

Aux offres patronales, nous répondons en chœur «Merci, mais non merci!».

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