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FNEEQ-CSN – Info-Négo #6

La priorisation de nos demandes

2020-05-28

Les profs en négo ont participé au rassemblement du secteur public (en respectant les mesures de distanciations sociales) le 28 mai dernier. M. Legault, n’attendons pas la prochaine crise, investissons dans nos services publics !

La priorisation des demandes

Comme nous l’avons mentionné dans l’Info-Négo #5, les changements récents à la conjoncture de la négociation ont amené le regroupement cégep de la FNEEQ-CSN à donner le mandat à notre comité de négociation et de mobilisation de procéder à la priorisation de notre cahier sectoriel.

Le choix stratégique de prioriser maintenant nos demandes se justifie par le fait que nous ne voulons pas, dans un contexte où la fenêtre de négociation est de plus en plus étroite, nous retrouver dans l’impossibilité de défendre des priorités non assumées collectivement. Bien que de laisser tomber certaines demandes légitimes puisse être déchirant, cette opération nous place en plus solide posture à la table de négociation. Nous devons nous féliciter d’avoir réussi, autant dans nos assemblées générales qu’en regroupement cégep, cet exercice.

Le 21 mai dernier, pour être prêtes et prêts aux éventuelles rencontres avec la partie patronale, les délégué-es des 45 syndicats de la FNEEQ-CSN ont adopté une liste de demandes priorisées.

Parallèlement, la FNEEQ-CSN est à pied d’œuvre avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour négocier les paramètres qui encadreront la rentrée de l’automne 2020 ainsi que pour tenter d’obtenir les ressources additionnelles qui seront nécessaires eu égard à la situation.

Améliorons nos conditions d’enseignement

Les critères qui ont guidé nos choix ont été l’avancement des travaux d’analyse sur les différentes problématiques, l’urgence d’agir afin d’en régler plusieurs et le déni de justice que vivent actuellement des milliers d’enseignantes et d’enseignants.  Il est important pour nous d’avoir une liste priorisée, mais équilibrée. Nos demandes proviennent de tous les thèmes qui ont été mis de l’avant lors du dépôt de celles-ci : l’organisation du travail, la consolidation du réseau collégial, la tâche, l’autonomie professionnelle, la précarité, la formation continue et la rémunération.

Nous ne pouvons plus tolérer que les enseignantes et les enseignants de la formation continue aient un salaire et des conditions de travail iniques. De même, nous devons améliorer les conditions d’exercice des profs à statut précaire, notamment en ce qui concerne la mise sous contrat et l’accès aux congés. Il est aussi impératif d’encadrer, dans notre convention collective, les spécificités de l’enseignement à distance et de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) sur le plan des conditions de travail. Nous maintenons aussi entre autres nos demandes en ce qui concerne les étudiantes et les étudiants en situation de handicap, les ressources de coordination, le renforcement de la voix enseignante dans les processus décisionnels de même que notre liberté académique, notre liberté d’expression et notre liberté d’opinion.

Dans l’état actuel des choses, la prochaine convention collective s’annonce pour être d’une durée de trois ans et non de cinq ans. Il s’agit d’une première depuis fort longtemps. Ce facteur a aussi joué dans la réflexion collective étant donné qu’un contrat de travail plus court permettra par exemple de retourner négocier l’ensemble de celui-ci plus rapidement qu’en temps normal.

Des comités paritaires importants

Comme ce fut déjà le cas par le passé, nous avons aussi choisi la voie de recourir à des travaux avec la partie patronale afin de procéder notamment à des ajouts de ressources en cours de convention.

Pour les programmes du domaine de la santé, par exemple, nous travaillerions à partir des problématiques exposées par les enseignantes et les enseignants en Soins infirmiers et dans les autres techniques de cette famille afin d’appliquer rapidement des solutions durables et d’injecter le financement nécessaire. Nous désirons aussi confier à un comité le mandat de trouver des solutions à la surembauche chronique dans certains collèges et de les mettre en application en cours de convention à l’aide de ressources additionnelles.

Nous allons aussi demander la mise en place d’un nouveau comité paritaire sur la précarité et la sécurité du revenu, dont les travaux pourraient nous permettre, lors de la négociation suivante, d’arriver avec des solutions concrètes et un argumentaire solide pour améliorer significativement les conditions de travail des enseignantes et des enseignants non permanents.

Rassemblons-nous pour un règlement satisfaisant

Même si nous avons priorisé certaines demandes, il faut avoir la force de nos convictions afin d’amener la partie patronale à loger à notre enseigne. Comme nous l’avons toujours fait par le passé, il nous faudra démontrer à la partie patronale que nous sommes mobilisé-es derrière notre projet de négociation. Même en temps de pandémie, nous ferons preuve d’originalité et nous nous adapterons à cette situation exceptionnelle pour améliorer les conditions de travail et de pratique de tout le personnel enseignant. Le défi est très grand, mais, ensemble, nous serons en mesure de le relever.

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