Communiqué

Négociation 2023
Le Front commun sera en grève les 21, 22 et 23 novembre prochains

Publié le 6 novembre 2023
Dernière mise à jour le 29 février 2024

Le Front commun sera en grève les 21, 22 et 23 novembre prochains

Alors que 420 000 travailleuses et travailleurs sont en grève partout au Québec depuis minuit, le Front commun annonce ce matin que la prochaine séquence de grève se déroulera du 21 au 23 novembre prochains, à moins de parvenir à une entente d’ici là.

« Nous annonçons aujourd’hui le moment de la deuxième séquence de grève qui se tiendra sur trois journées complètes. Notre message ce matin est clair : nos équipes de négociation sont entièrement disponibles pour les deux prochaines semaines. L’objectif, c’est d’arriver à un règlement qui sera gagnant-gagnant, pour les travailleuses et les travailleurs, ainsi que pour les services à la population. Personne ne souhaite une autre séquence de grève, mais nous serons prêts s’il le faut », ont lancé les porte-paroles du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

« Cela dit, il faut bien comprendre que ce mouvement est une démonstration de la détermination de nos membres, qui ont voté à 95 % en faveur de la grève et qui sont prêts à aller jusqu’au bout, jusqu’à la grève générale illimitée, si le gouvernement ne comprend pas le message », ont tenu à préciser les porte-paroles.

Rappelons que le 29 octobre dernier, le Conseil du trésor a déposé une offre contenant une bonification dérisoire de seulement 1,3 %. L’offre salariale, qui est passée de 9 % sur cinq ans à 10,3 % pour la même période, ne réglerait en rien les problèmes causés par l’immense retard que subissent les 420 000 travailleuses et travailleurs regroupés en Front commun. Au contraire, elle les appauvrirait.

« Après que 100 000 personnes soient venues appuyer le Front commun dans les rues le 23 septembre, après un mandat de grève générale illimitée adopté à 95 % après un dépôt insultant dimanche dernier, le gouvernement nous pousse aujourd’hui à exercer la grève. Il récolte ce qu’il a semé, rien de moins. À l’heure actuelle, nous avons élagué nos demandes à l’ensemble des tables sectorielles. Mais une chose est certaine, les attentes des travailleuses et des travailleurs sont grandes. Laisser notre monde s’appauvrir, c’est non négociable ! », ont tonné les porte-paroles.

Rappelons aussi que le gouvernement a choisi de donner aux parlementaires 30 % d’enrichissement et de rattrapage, auxquels viendront s’additionner d’autres augmentations annuelles, et qu’il a offert 21 % sur cinq ans aux policiers de la Sûreté du Québec, offre qui a été refusée. L’entente salariale à convenir avec le Front commun devra obtenir le même niveau de considération.

The Front commun will be on strike on November 21, 22 and 23

With 420,000 workers on strike across Québec since midnight, the Front commun announced this morning that the next strike sequence will take place from November 21 to 23, unless an agreement is reached by then.

“Today we’re announcing the timing of the second strike sequence, which will be held over three full days. Our message this morning is clear: our negotiating teams are fully available for the next two weeks. The goal is to reach a win-win settlement for workers and services to the public. No one wants another strike, but we’ll be ready if we have to be,” said Front commun spokespersons François Enault, first vice-president of the CSN, Éric Gingras, president of the CSQ, Magali Picard, president of the FTQ, and Robert Comeau, president of the APTS.

“That said, it’s important to understand that this movement is a demonstration of the determination of our members, who voted 95% in favour of the strike and who are ready to go all the way, right up to an unlimited general strike, if the government doesn’t get the message,” the spokespersons were keen to point out.  

On October 29, the Conseil du trésor tabled an offer containing a derisory wage increase of just 1.3%. The wage offer, which went from 9% over five years to 10.3% for the same period, would do nothing to solve the problems caused by the immense backwardness suffered by the 420,000 workers in the Front commun. On the contrary, it would make them poorer.

“After 100,000 people came out to support the Front commun in the streets on September 23, after an unlimited general strike mandate passed by 95% and after an insulting tabling last Sunday, the government is now pushing us to strike. It’s reaping what it sowed, no less. Right now, we’ve trimmed our demands at all the sectoral tables. But one thing is certain: workers’ expectations are high. Letting our world be impoverished is non-negotiable”, thundered the spokespersons. 

It should also be remembered that the government chose to give parliamentarians 30% enrichment and catch-up, to which other annual increases will be added, and that it offered 21% over five years to police officers at the Sûreté du Québec, an offer that was refused. The salary agreement to be reached with the Front commun will have to obtain the same level of consideration.

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